Revue de presse
Aktuelle Information aus der Tagespresse
Origine de l'article: dimanche.ch - 30.7.2000 Auteur: VÉRONIQUE EGLOFF Provenance de l'article: Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race
| Chiens : trafic en hausse CONTREBANDE : LES CHIOTS PASSENT LA DOUANE DANS LES COFFRES DE VOITURE Les douaniers disent avoir d'autres soucis, la Suisse romande n'en a cure. Seuls les Alémaniques tentent de lutter contre les ventes clandestines de chiens venus d'Europe de l'Est. Et lancent une pressante mise en garde. |
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| Un jour de février 1999, sur une
aire d'autoroute entre Berne et Zurich, un homme attend ses clients. C'est la police
cantonale qui débarque et saisit cinq chiots, dont un pitbull. Ces derniers ont voyagé
clandestinement de la Tchéquie en Suisse, entassés les uns sur les autres. Ils ont entre
trois et cinq semaines. Les mois précédents, une vingtaine de chiots de races diverses
avaient déjà été écoulés par le même vendeur. Encore discret en Suisse, le trafic clandestin de chiens s'accroît sensiblement. Souvent cachés dans les coffres de voiture, les chiots passent la frontière en douce. Leur prix oscille entre 1200 et 3000 francs. "La plupart de ces chiots, toujours de races imposantes, viennent d'Europe de l'Est, explique une vétérinaire alémanique qui tient à rester anonyme, de peur des répressions du "milieu". Ils sont vendus là-bas pour quelques dizaines de francs, ce qui représente un marché intéressant pour les amateurs d'argent facile qui économisent aussi la taxe de douane de 7,5% sur la TVA." |
TRAFIQUANTS FANTÔMES Souvent réunis en petits réseaux de quelques personnes, les trafiquants sont extrêmement difficiles à traquer. L'arrestation de l'an passé a demandé plusieurs mois de recherches, à partir d'un simple numéro de téléphone portable. Toujours en mouvement entre plusieurs pays, ne possédant pas d'adresse fixe, les vendeurs préfèrent ne pas prendre de risques. Certains ont des relations complaisantes, tels ces deux vétérinaires suisses, arrêtés il y a quelques mois pour avoir accepté de signer des piles de faux carnets de vaccination. D'autres demandent aux acheteurs potentiels de venir en France, en Allemagne ou en Italie. Mais, depuis le durcissement des lois concernant les races canines potentiellement dangereuses dans ces pays, la Suisse est devenue un lieu de contrebande privilégié. Aux douanes pourtant, on prétend ne pas avoir connaissance d'un véritable "trafic". Il n'existe donc pas de contrôle spécifique dans ce domaine, et on avoue que "de toute manière, avec tout le travail qu'il y a déjà, le trafic de chiens est une préoccupation secondaire". |
Ce n'est pas le cas du magazine animalier Tierwelt, le plus important de Suisse alémanique, qui a décidé d'interdire, depuis la semaine prochaine, toute annonce de vente de chiens uniquement accompagnée d'un numéro de mobile. "Nous recevons entre dix et trente annonces par an qui nous semblent louches. Nous n'avons aucune preuve qu'elles viennent de trafiquants organisés : c'est bien trop dangereux de vérifier, mais nous sommes presque sûrs qu'il s'agit de contrebande de chiens. Le risque, c'est que les acheteurs craquent en voyant ces chiots et se retrouvent avec un chien malade ou enclin à la violence, car il n'a pas eu le temps d'être éduqué", explique Hans-Peter Blättler, rédacteur en chef. | DESINTERET ROMAND La Suisse romande, elle, reste de marbre face au problème. La plupart des journaux de petites annonces payantes estiment être assez protégés par le fait que les clients doivent donner noms et adresse. La rédaction de Trouvailles, à Lausanne, qui publie pour sa part des annonces gratuites, souligne qu'il est tout à fait impossible de tout contrôler. "Le trafic augmente sans cesse, rétorque Mark Il porte-parole de la Société suisse de protection des animaux. "Autant à Genève qu'à Zurich. Il faut absolument que la Suisse romande commence aussi à prendre des mesures." En collaboration avec la Société suisse de cynologie et l'Office vétérinaire fédéral, la SPA est en pleine campagne de lutte. L'ensemble des ces organisations ont demandé jeudi au gouvernement que les douaniers suivent des cours spéciaux, destinés à les sensibiliser au problème.
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| Comment lutter
contre les trafics de chiens? Consultez les pages de l'Association Romande des Eleveurs de
Chiens de Races |
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Origine de l'article: L'Hebdo no 36 -05.09.1996 Auteur: Yves Lassueur Provenance de l'article: Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race
Trafic de chiens L'ENQUETE DE L'HEBDO REMONTE DE TROUBLANTES FILIERES EN FRANCE, EN BELGIQUE ET JUSQU'EN SLOVAQUIE |
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| Cétait un si joli chiot. Un golden retriever de deux mois, une de ces petites boules de poils roux qui pointent sur vous leur truffe noire et leurs yeux qui semblent dire: «Tu veux bien de moi?». Le jour où Daniel Rousseau et sa fiancée l'achetèrent, en mai dernier, il était couché dans un enclos de la ferme qu'exploite Jean-François Besson à Niédens, un hameau de quatre ou cinq maisons, près d'Yvonand, dans le Nord vaudois. Agent artistique à Neuchâtel, Daniel Rousseau avait découvert cette adresse sur une petite annonce dans laquelle Jean-François Besson se disait éleveur et proposait des chiots à vendre de plusieurs races, parmi lesquels des golden dont on sait l'énorme succès qu'ils ont aujourd'hui. La fiancée de Daniel Rousseau prit l'animal dans ses bras, le trouva plus attendrissant encore et le couple décida de l'acheter. Ils le payèrent 1200 francs et le baptisèrent aussitôt Benjy. Mille deux cents francs, c'est une jolie somme, mais c'est moins que ce qu'on paie pour un chien de cette race quand on l'achète chez un éleveur membre de la Société cynologique suisse; là, il faut compter 1600 à 1800 francs. Il est vrai qu'on reçoit alors un pedigree pour l'animal, autrement dit un document attestant de ses origines.Rien de tel pour Benjy. |
Une visite chez Monsieur Besson |
Plusieurs clients rouspètent: leurs chiots sont en mauvaise santé. Parmi eux: un ramoneur vaudois de 20 ans. Lui aussi a acheté pour sa fiancée, chez Besson, un petit golden à 1200 francs accompagné d'un carnet de santé signé par le même vétérinaire de Haute-Savoie. Arrivé à la maison, le chiot ne faisait que dormir, il avait l'air exténué et en piteux état. Quatre jours plus tard, un vétérinaire décelait chez lui une parvovirose et devait l'euthanase de papiers, Jean-François Besson remit au couple un vague contrat de vente et un certificat de vaccination signé par un vétérinaire de Frangy, en Haute-Savoie. Le paysan reconnut qu'il avait acheté ce chiot en France, comme les autres qu'il revend par petites annonces, mais resta plus que discret sur l'«élevage» où il se l'était procuré
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Pour Daniel Rousseau et sa fiancée, les désillusions et la colère commencèrent dès leur retour à la maison. Beniy était incapable de se lever. Ses selles étaient teintées de sang et il toussait violemment. La nuit même, consultation d'un vétérinaire qui se montra atterré devant l'état du chiot. Il diagnostiqua une coccidiose (maladie parasitaire), des vers et une trachéite dus à un manque d'hygiène et une sous-alimentation dont témoignait aussi le poil de l'animal. Pour Benjy, ce fut le début d'un long traitement aux antibiotiques. Quand le lendemain Daniel Rousseau rappela Besson pour lui dire son indignation, le paysan lui proposa simplement de ramener l'animal à la ferme et de lui en donner un autre. Partant du principe qu'« un chien n'est pas un objet mais un être vivant», Daniel Rousseau refusa sèchement, mais contacta «L'Hebdo». Aujourd'hui, son chien va mieux. Il peut se lever, il court, il se montre d'une rare affection, mais il est toujours sous antibiotiques. Entre-temps, notre enquête avait fait son chemin. Nous étions loin, au départ, de penser qu'elle nous ferait parcourir des milliers de kilomètres et dévoilerait un trafic d'animaux d'une rare ampleur.Crève-coeur du ramoneur et refus de Besson de payer quelque dédommagement que ce soit. Mais d'où viennent-ils donc, ces chiots? A Daniel Rousseau, le paysan avait refusé de le dire, mais on finit malgré tout par l'apprendre: le chenil de Haute-Savoie s'appelle 4'Pattes. Il est situé à Chilly et sa propriétaire se nomme Mme Corinne Camus. |
| Un après-midi chez
4pattes A quelques dizaines de kilomètres de Genève, on atteint Chilly par un dédale de routes minuscules qui serpentent dans la campagne. Le chenil est isolé, c'est une sorte de chalet à moitié caché par des frondaisons. On s'attendait à trouver là un élevage, avec pères et mères porteuses. Erreur : 4'Pattes n'est qu'un lieu de transit où les chiots ne passent qu'un jour ou deux avant d'être revendus. Pour les accueillir, un local carrelé comme une salle de bains a été aménagé et donne sur un petit parc où trottinent deux ou trois petits chiens. Blonde et volubile, la trentaine, Valaisanne d'origine mais mariée à un Français, Corinne Camus nous reçut dans son bureau où trônait un ordinateur. Elle a créé 4'Pattes il y a deux ans et vend exclusivement ses chiots sur le marché suisse où elle publie des petites annonces du style: «Un petit chiot pour les vacances? Chez 4'Pattes!!! Prix promotionnels». Ou encore: «Dogues allemands, golden retrievers, chows-chows, terre-neuve, bichons, caniches, cockers: téléphonez chez 4'Pattes. ! ! !» Un commerce qui marche du feu de Dieu, assure-t-elle. Des chiots, elle en vend une dizaine par semaine. On vient de toute la Suisse romande pour se fournir chez elle. Mais attention, ajoute-t-elle, il faut se méfier d'un de ses concurrents: lui importe des chiens de Belgique. Là-bas, les prix sont inférieurs à ceux de France, mais la qualité des animaux laisse à désirer. D'une étagère, elle tira une liste des races qu'on peut se procurer chez elle: de l'afghan au yorkshire en passant par le husky et le saint-bernard, il y en a plus de septante dont le prix varie de 850 à 2050 francs suisses. Les «grossistes» suisses, comme Besson, ont droit à une réduction s'ils achètent une nichée entière, ce qui leur permet à leur tour de réaliser un bénéfice quand ils revendent ces chiots. Besson, par exemple, avait payé ses golden dans les 900 francs avant de les revendre 1200 dans sa ferme de Niédens. Et vous, Mme Camus, d'où les faites-vous venir, ces chiots ? De toute évidence, la question l'empoisonnait. A plusieurs reprises, elle feignit ne pas l'avoir entendue. Il fallut revenir maintes fois à la charge pour qu'enfin elle cite un nom. Elle parla d'abord d'un élevage situé en Bourgogne. Puis en évoqua un autre, dans la Manche. Enfin, elle se ravisa et finit par, lâcher, comme dans un souffle: - Relax Dog, à Evegnée. Evegnée? Ça se trouve où? - Du côté de Liège. En Belgique. Elle devenait de plus en plus nerveuse. C'était comme si elle regrettait déjà d'avoir lâché ce nom. «J'ai voulu faire un essai avec cette maison, fit-elle. Je lui ai juste acheté quelques dizaines de bêtes sur deux mois.»
Comment expliquer alors que ces chiots portent des carnets de vaccination français, signés par un vétérinaire de Haute-Savoie? Corinne Camus finit par admettre que les bêtes étaient arrivées chez elle avec des camets belges, mais qu'elle les avait mis de côté et remplacés par des papiers français, avec l'aimable concours de son vétérinaire, le Dr Michel Gravier. Et pourquoi cela? Elle eut cette réponse désarmante:«Parce que les carnets belges ne sont pas jolis.» |
Relax Dog nest pas
bavard Sur la carte de Belgique, Evegnée n'est pas facile à localiser, mais il est plus difficile encore de trouver le numéro de téléphone du chenil Relax Dog. Il ne figure pas dans l'annuaire, pas plus que l'entreprise n'est inscrite au Registre du commerce de Liège et de sa région. Quand on le découvre enfin, une voix peu amène se fait entendre au bout du fil, celle d'un homme encore plus cassant dès qu'il entend le mot « journaliste». Oui, confirine-t-il, Relax Dog vend bien des chiots, toutes sortes de races de chiots. - Vous les élevez vous-même? - Non. Comme chez Mme Camus, Relax Dog n'était toujours qu'un lieu de transit pour les animaux. Un sas à chiots. Alors doù viennent-ils ? Vous connaissez un seul commerçant qui donne le nom de ses fournisseurs ? Evoquant les golden retrievers qui venaient de chez lui et se trouvaient en piteux état en Suisse,m nous répétâmes notre question : »ù sont-ils nés ? » Le type répondit en ricanant : Peut-être en Belgique, peut-être en Hollande ... Et comme nous insistions : Ecoutez, je suis marchand de chiens. Point. Le reste ne vous regarde pas. Et il raccrocha. Dautres acheteurs furieux Entre-temps, toujours en Suisse, nous
avions trouvé d'autres acquéreurs de chiots qui, pour avoir passé par d'autres
filières, n'en maudissaient pas moins leurs vendeurs. Vers la fin de l'année dernière,
se fiant à une petite annonce qui parait souvent dans la presse romande, un employé des
CFF d'Ecublens (VD) achète pour 950 francs un petit golden chez un marchand de
Haute-Savoie, M. Ferrechia, à Morillon. Il s'avère vite que l'animal est épileptique et
fait de fréquentes crises. Traitement à vie. Fureur du maître. Quelques mois plus tard,
un infirmier genevois à l'AI acquiert un golden de sept semaines, pour 800 francs, à la
même adresse. Dans les jours qui suivent, vu son état lamentable, le chiot doit être
conduit chez un vétérinaire qui diagnostique de l'anémie et une leucocytose. Début
d'un traitement sous perfusions, par injections et antibiotiques. Dans ces deux demiers
cas, les camets de santé étaient signés par des vétérinaires du Pas-de-Calais, tout
au nord de la France, à la frontière belge. Impossible de remonter la piste plus haut.
Quand on lui demande d'où viennent au juste ces chiens, M. Ferrechia répond sèchement:
«Ça ne vous regarde pas». Troublants articles de presse |
Plus troublant, la «Dernière
Heure» du 10 janvier 1995: «Enquête sur un commerce douteux. Bruxelles: ces chiens qui
viennent de l'Est ... » Le quotidien signale qu'une enquête vient d'être ouverte sur
«ce qui semble devenir un commerce très lucratif» et a déjà permis d'identifier onze
revendeurs belges qui importent régulièrement leurs chiens de pays de l'Est,
principalement de Slovaquie, de Tchéquie et de Pologne. Un fonctionnaire du Ministère de
l'agriculture s'étonne lui-même des «chiffres pour le moins bizarres» qu'il
trouve dans ce dossier: rien ne joue entre le volume des commandes passées à l'Est par
les importateurs et le nombre de bêtes qu'ils disent avoir réellement reçues. Exemple:
tel grossiste avait commandé 5700 chiens; il n'en a reçu que 1300. Le total des
commandes représenterait 10% des ventes totales de chiens en Belgique, soit 150 000 par
an. En Route pour la Belgique
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A chaque fois, en somme, on
«nationalise» le chien. Et du même coup, on brouille les pistes. Encore heureux que
Besson, à Niédens, n'ait pas «helvétisé» ses golden avec l'aide d'un vétérinaire
suisse... Rendons-lui cette justice: en allant se servir en Haute-Savoie, il ignorait tout
de la provenance réelle des chiens. Relax
Dog est en vacanes La plaque tournante belge |

Itinéraire - Le parcours suivi par
l'Hebdo
| Origine de l'article: Lausanne Cités -30.09.99 Auteur: Christine Zaugg Provenance de l'article: Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race |
Le calvaire des chiots contaminés DE NOMBREUX VAUDOIS ET GENEVOIS ONT ACHETE DERNIEREMENT DES CHIOTS DE RACE DANS UN SALON EN FRANCE VOISINE. DIX JOURS PLUS TARD, ILS ONT DECOUVERT L'HORREUR... |
| La plupart des chiens achetés souffrent des mêmes symptômes : fortes diarrhées mélangées à du sang, perte d'appétit et de mouvance. Si certains sont en traitement encore aujourd'hui, beaucoup de ces chiots sont morts ! Un couple de Genevois qui a perdu son labrador dix jours après l'avoir acheté apprendra par l'intermédiaire de vétérinaires, qu'ils ont soigné des dizaines de chiots de ce même salon souffrant exactement des mêmes symptômes ! Et certains n'ont pas survécu à la maladie ! Lausanne Cités a mené l'enquête et a découvert les dessous de ce salon : un véritable scandale. On parle de chiens vaccinés trop jeunes, mais aussi des filières parallèles, des chiens qui viennent des pays de l'Est Nos révélations. |
Noa, un labrador qui est mort dix jours après avoir été acheté dans ce salon du pays de Gex (Photo Ldd) |
Achetés en France Des dizaines de chiots contaminés Un Salon du chien au Pays de Gex a attiré de nombreux Genevois et Vaudois. Mais les chiots de race qu'ils ont achetés sont morts dix jours plus tard, ou sont très malades... Nos révélations. |
| Voilà une affaire scandaleuse qui va très bientôt faire grand bruit. De nombreux Genevois sont en effet depuis quinze jours sous le choc, eux qui pensaient au contraire être heureux après l'acquisition d'un chiot de race lors d'un Salon du chien dans le Pays de Gex (France voisine). | Samedi 11 et dimanche 12 septembre ( ... ), se tiendra le Salon du chien ( ... ) à Gex. Des centaines de chiots seront en exposition-vente avec la présence d'éleveurs de toute la France. Le sérieux et la qualité de la manifestation sont garantis par la présence permanente d'un vétérinaire. | Or, voilà que dix jours après ce salon, nous apprenons que les chiots achetés pour moins de 4000 FF souffrent pour la plupart tous des mêmes symptômes ! Plus grave encore, de nombreux chiots de races sont morts récemment, contaminés par une terrible maladie... Celle du carré ou de la parvovirose. A ce stade, les vétérinaires ne peuvent rien affirmer et certains sont en train de procéder à des autopsies. Une seule chose est confirmée, plus d'une trentaine d'acquéreurs découvrent ces jours-ci que leur chiot souffre de fortes diarrhées mélangées à du sang (également dans les urines), de perte d'appétit et de mouvance... |
| Cette annonce, parue notamment dans GHI (Genève Home Informations), a ainsi titillé de nombreux acquéreurs de chiots justement à cause du contrôle vétérinaire. Et GHI l'a publiée parce qu'on leur avait garanti que tous les acquéreurs repartiraient avec un certificat de vétérinaire attestant de la bonne santé des chiots. C'est ainsi que de nombreux Genevois, mais aussi des Vaudois, se sont rendus à ce salon. |
| Mort dix jours après "Nous avons acheté un labrador de 3 mois, expliquent David et Gaëlle, de Genève. Nous l'avons payé 3000 FF et étions confiants à cause de ce certificat de vétérinaire." La famille et des amis leur signalent cependant que le chiot n'a vraiment pas bonne mine, ses yeux sont bizarrement vitreux, il est trop maigre et son ventre est étrangement gonflé. "Nous sommes allés voir un vétérinaire à Genève quelques heures après avoir acheté notre chiot. Il l'a aussitôt mis sous perfusion et antibiotiques durant deux jours et demi parce qu'il était très malade, bourré de vers et en plus il avait une bronchite." Le jeune couple récupère son chien mais, constatant qu'il va de mal en pis, fait appel à un vétérinaire de garde. Qui à son tour lui prodigue des soins. Le lendemain, rebelote, le couple doit encore faire appel à un autre vétérinaire de garde car le chiot n'arrive plus à se mouvoir. Résultat de cette folle course entre divers vétérinaires, le chiot n'a pas survécu à sa maladie... Il est mort au bout de dix jours après d'atroces souffrances. |
Pas un cas isolé David et Gaëlle sont bien évidemment choqués et remuent ciel et terre. L'éleveuse qui leur a vendu le chiot est elle aussi sous le choc, elle ne comprend pas, deux chiots de la même portée viennent également de mourir, d'autres sont en train d'être soignés : ils sont actuellement sous perfusion. Comme le golden retriever de Sandrine, qui a eu les mêmes symptômes quatre jours après être sorti du salon de Gex. Menant son enquête, le jeune couple apprendra l'inimaginable par l'intermédiaire des vétérinaires qui ont soigné leur chiot : chacun d'entre eux lui révélera en effet avoir reçu des dizaines de chiens de la même provenance, souffrant exactement des mêmes symptômes et que la majorité de ces chiens sont aujourd'hui morts ! Pire encore, une éleveuse a expliqué par la suite au couple de Genevois que plusieurs chiots sont morts sur place le dimanche de l'exposition et qu'ils avaient exactement les mêmes symptômes ! Selon David, cette éleveuse subodore que ce sont ces chiots malades qui ont contaminé les chiots exposés. Ce salon en présentait 400 ! Ont-ils tous été contaminés ? Inadmissible donc que les organisateurs naient pas agi immédiatement, préférant encaisser des entrées et des pourcentages sur les ventes... |
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| Quelle provenance ? Quels
vaccins ? Lausanne Cités a pour sa part trouvé cinq personnes qui sont confrontées à des problèmes similaires après avoir acheté des chiots dans ce même salon... Il y a une habitante de France voisine, et quatre personnes de Genève. Si certains de ces chiots luttent aujourd'hui contre la mort ou viennent tout juste de s'en sortir, d'autres sont décédés. Labrador, golden retriever, cavalier king charles (sorte d'épagneul), cocker américain, etc., tous ont reçu un certificat de bonne santé par un vétérinaire du Salon qui n'a ausculté les chiens que 30 secondes ! Et c'est ainsi que l'on a découvert les dessous de ces salons où l'on vend des chiens, parfois pour des bouchées de pain. Car il faut savoir que c'est louche de pouvoir acheter un bébé labrador pour seulement 3000 FF, surtout lorsqu'on sait que les mêmes chiens se vendent chez nous au minimum entre 800 et 1500 FS ! Mais là n'est pas vraiment l'affaire. Si beaucoup de ces éleveurs qui participent à ces salons sont extrêmement sérieux et de bonne foi, ils ne savent alors pas qu'ils seront mélangés à des "brebis galeuses"... Chiens de lEst ? Ces "brebis galeuses", des personnes munies généralement de cartes d'identité d'éleveur bidon, ou alors se prétendant simples vendeurs de chiens, sont en effet fortement suspectées de travailler en parallèle. C'est-à-dire, de faire partie de ces fameuses filières qui vont se procurer des chiens de races dans les pays de l'Est ou auprès de receleurs ! En deux mots comme en quatre, des chiens malades, tatoués par le vendeur même, qui ne mentionnent donc nullement l'affiliation du chien ! Et là où le bât blesse, c'est que dans ces expositions canines, les conditions sont si mauvaises (à Gex, il faisait au moins 40 degrés dans la salle d'exposition) que ces chiens malades contaminent d'autres races. Les bons éleveurs en promiscuité avec des vendeurs filous, cela donne un résultat détonnant ! |
Vaccination Troisième volet de l'affaire, celui de la problématique de la vaccination. Les chiots doivent normalement être âgés de 3 mois pour être vaccinés, et cela doit se faire au minium 10 jours avant la vente. Sans quoi, les anticorps ne réagissent pas. Ces chiots ont-ils été vaccines la veille du salon ? C'est ce que suspectent les vétérinaires qui ont soigné les chiens malades, car la plupart des chiots avaient plutôt 2 mois... "Le minimum légal de vaccination n'est pas respecté, de sorte que les anticorps ne sont pas encore faits, explique un vétérinaire de Douvaine qui s'est occupé du labrador du couple de Genève. Le délai d'efficacité est ainsi rendu nul. Les chiots souffrent ensuite de gastro-entérites hémorragiques, mais nous, les vétérinaires, nous suspectons la parvovirose ou la maladie du carré. Malheureusement, pour le prouver il faudrait faire des analyses sur-le-champ, et non pas quinze jours après avoir acheté le chien. Sans quoi, elles ne sont plus probantes." Fausses puces Séverine, qui a acheté un cocker américain, nous signale que son chiot de 2 mois était, lui, tombé dans un étrange coma. "Il avait plus de 40 degrés de fièvre, du pus sortait de son nez... Mais heureusement, il va s'en sortir. Je l'ai emmené à la Clinique vétérinaire des Tuileries à Genève et mon chien a été mis sous antibiotiques. Là-bas, on m'a signalé qu'on leur a apporté deux chiots malades qui venaient de ce salon : ils sont morts ! Par ailleurs, mon chien avait une puce électronique à l'oreille. Normalement, elle mentionne de quel élevage provient le chien. Or, sur la puce de mon chien, il n'y avait qu'un numéro bizarre. Mon vétérinaire a ainsi averti les offices vétérinaires de Genève et de Berne (Office fédéral), parce qu'aux Tuileries ils ont soigné une dizaine de chiens avec des puces électroniques identiques ! Cela démontrerait que les chiens proviennent d'un marché noir... "
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On recommence Le dernier Salon de Gex s'est tenu ces quatre dernières années à Gaillard. Certains penseront que ce déménagement a été rendu nécessaire à cause de la grandeur de salle, or il semblerait qu'il n'en est rien ! L'année dernière à Gaillard, de nombreux vétérinaires de la région s'étaient en effet regroupés pour dénoncer ce salon parce qu'à l'époque déjà, des gens avaient acheté des chiens malades, qui ont rapidement trépassé ou qui, aujourd'hui, sont toujours suivis médicalement ! "Il y a eu huit chiens morts, exactement dans les mêmes conditions", poursuit le vétérinaire de Douvaine. Coïncidence ? Laxisme ? Lorganisateur tombe des nuesLorsque nous avons demandé à l'organisateur de ce salon comment une telle épidémie peut arriver, il est tombé des nues. "Quoi ? Comment ? je n'arrive pas à y croire ! " s'exclame le responsable Jean-Marie Charamac. "Nous exerçons un suivi après chaque salon afin de savoir si les chiots vendus se portent bien." Alors pourquoi l'année dernière au salon de Gaillard - où huit chiots sont morts dans les même circonstances - a-t-il déplacé son salon dans le Pays de Gex ? Sa réponse est plutôt laconique : "Nous ne sommes pas au courant, nous n'avons eu aucune plainte. Il est vrai que nous n'avons pas vérifié l'état de santé des chiots vendus. Si nous avons déménagé, c'est uniquement pour avoir une surface d'exposition plus grande. On abrite dans nos salons des éleveurs qui doivent respecter les contraintes des vétérinaires. Nous ne sommes pas responsables si un éleveur est muni de faux certificats de vaccination. Les vétérinaires de notre salon se contentent de vérifier si les vaccins du carré, de la parvovirose et de l'hépatite ont été faits et si les chiots sont tatoués." Autrement dit, ils font entièrement confiance aux éleveurs et à leurs attestations ! Comment se fait-il que les vétérinaires qui délivrent ces bons de sortie ne se rendent même pas compte que certains chiots sont de toute évidence malades, chose qui a été remarquée trois heures plus tard par des professionnels ? "Je ne sais pas, poursuit Jean-Marie Charamac. Mais si effectivement je découvre qu'il y a malversation, je me retournerai contre ces vétérinaires. Sachez qu'il y a en France 14000 éleveurs et malheureusement beaucoup de brebis galeuses... " Jean-Marie Charamac organisera tout prochainement un salon similaire à Villefranche-sur-Saône (près de Lyon). En attendant, nous avons la preuve que le problème ne date pas d'aujourd'hui. Déjà en 1995, lors d'un salon à Villefranche-sur-Saône, un Français avait acheté un caniche avec un certificat de bonne santé. Or il s'est avéré que ce caniche avait la gale.. |
| Le vétérinaire cantonal de Genève va
agir Cette fois l'affaire ne va pas en rester à de simples remboursements de chiots morts. Le vétérinaire cantonal de Genève, ayant eu vent de ce gros scandale, est actuellement en train de regrouper tous les témoignages. "Une fois que j'aurai toutes les pièces en main, j'aviserai les vétérinaires officiels de lAin et de Paris", explique Astrid Rod, vétérinaire cantonale. Elle trouve en effet inadmissible le comportement des vétérinaires de ce salon qui, a tour de bras, délivrent des certificats de bonne santé ! De complaisance ? De connivence avec les organisateurs ? |
Responsabilité En effet, comment se fait-il que les vétérinaires de cette foire laissent partir des chiots malades en ne les auscultant que 30 secondes ? "Où est la moralité ?" s'étonne Astrid Rod. "Lorsqu'on décide d'acheter un chiot, il faut se renseigner de la véracité de sa provenance, de ses vaccins, de son tatouage. Les chiens de race ont tous des affiliations, ils coûtent donc cher ! " |
Rapports attendus Lorsque la vétérinaire cantonale aura chiffré l'ampleur des dégâts, elle demandera des comptes aux organisateurs et aux vétérinaires qui délivrent de tels certificats. "Si ces chiots sont vaccinés dans ces salons, c'est surtout pour qu'ils puissent franchir la frontière, car en Suisse nous sommes extrêmement sévères. Mais si, les chiots sont malades avant d'être vaccinés ou vaccinés trop jeunes, ça ne fait qu'accélérer la période d'incubation... " |
Appel Tous les témoins qui ont vécu le décès d'un chiot ou qui actuellement se battent pour qu'il survive se sont regroupés pour agir. Si vous avez fait la même erreur, faites-le savoir à Lausanne Cités "Chiens", case postale 551, 1000 Lausanne 9. Vos témoignages seront transmis à Gaëlle et David, qui se chargeront d'informer les autorités compétentes. |
| Origine de l'article: Lausanne Cités -07.10.99 Auteur: Christine Zaugg Provenance de l'article: Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race |
Chiots contaminés : lhécatombe continue ! LE SCANDALE DE L'EXPO-VENTE CANINE DU PAYS DE GEX, REVELEE PAR LAUSANNE CITES LA SEMAINE DERNIERE CONTINUE. NOUS AVONS DECOUVERT DE NOUVELLES VICTIMES... |
| L'affaire des chiots contaminés
que nous vous avons révélée en exclusivité la semaine dernière commence à prendre
une ampleur incroyable. A l'heure où nous bouclons cette édition, les rédactions de
Lausanne Cités et de GHI (Genève Home Informations) ont reçu une vingtaine de
témoignages de personnes qui ont acheté des chiots à Gex, qui sont morts quelques jours
après être sortis de ce salon ! Nous apprenons qu'il y a aussi près de 80 chiens qui
sont actuellement en traitement pour les mêmes symptômes : fortes diarrhées mélangées
à du sang également dans les urines, perte d'appétit et de mouvance... Bassin lémanique |
L'hécatombe ! Un yorkshire est mort, un autre est très malade. Un bichon maltais est mort, et selon sa propriétaire la clinique vétérinaire en ville qui l'a soigné a décelé la parvovirose. Le patron d'une pharmacie de Genève est écuré : le bichon maltais qu'il a acheté pour ses petits enfants est mort en 24 heures... "L'éleveur me l'a remplacé et jai dû aller jusqu'à Mâcon chercher un nouveau chiot. Il est aujourd'hui en traitement pour la même maladie !" Un Nyonnais a acheté un cocker anglais, qui est aujourd'hui très malade. Une habitante de Gex a pour sa part un bouvier bernois rachitique, lui aussi très malade. On nous signale deux consultations par jour dans une clinique de France voisine : tous les chiots provenaient du salon de Gex ! Cette clinique a déjà recensé quatre décès. Une habitante de Préverenges nous signale avoir acheté deux chiots en août, à une foire similaire à Balmes : le bouledogue et le bichon maltais sont toujours en traitement pour les mêmes symptômes. Une Genevoise en larmes nous signale qu'on lui a vendu dans le salon du pays de Gex, une chienne alors qu'on lui avait dit qu'il s'agissait d'un chien ! Une autre Genevoise scandalisée par ces salons canins, nous apprendra qu'elle a deux chiens qui ont été contaminés par des chiots achetés dans ce salon ! Ailleurs
dans la presse Même le Blick s'est ému de cette grosse affaire, ainsi que de nombreuses radios françaises ! |
Extrait d'une des nombreuses
lettres que nous avons reçues....Bonjour,
Pour nous aussi tout a commencé le samedi 11 septembre au salon de
Gex
Nous avons craqué pour un petit bulldog anglais de deux mois. Comme nous en
avions déjà eu un, il y a quelques années (décédé avant ces deux ans d'une
malformation du cur) nous avons donc décidé de l'adopter.
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| Trop de vendeurs cabots ! En exclusivité pour Lausanne Cités, un vétérinaire français nous révèle comment travaillent les organisateurs... "J'ai été le premier vétérinaire contacté par
Jean-Marie Charamnac, organisateur d'Animal Story, les salons canins de Gaillard, Gex et
Villefranche-sur-Saône. Je devais m'occuper des contrôles sanitaires de cette expo, soit
contrôler 500 chiots en deux heures et demie ! Vous pensez bien quil s'agit là
dune chose impossible, j'ai donc dû me battre pour que les organisateurs acceptent
que je sois accompagné de deux assistantes. J'ai ainsi refusé plusieurs chiens parce
qu'ils n'étaient pas sevrés et que les attestations de vaccins ne me semblaient pas
correctes. J'ai établi un rapport à la Direction sanitaire vétérinaire (DSV) de Lyon.
A cette première expo, il y avait aussi des chevaux qui n'étaient pas du tout vaccinés
! Après chaque exposition, les vétérinaires de la région ont constaté des cas de
parvovirose ou de maladie de Carré. Finalement, j'ai refusé la troisième exposition,
parce que je trouvais les conditions scandaleuses par rapport à l'éthique de notre
profession." |
| Quelle: Blick Autor: MONIKA FAHMY zur Verfügung bereitgestellt: Association Romande des Eleveurs de Chiens de Race |
Kranke Welpen aus Frankreich GENF - SIE WOLLTEN EINEN JUNGEN, GESUNDEN HUND KAUFEN - DOCH DIE WELPEN AUS FRANKREICH SIND SCHWER KRANK. GEGEN 30 SIND BEREITS GESTORBEN. |
| Dutzende Schweizer waren an der Hundeausstellung in der Region von Gex in Frankreich. | Dort "garantierten" die Veranstalter mit der Anwesenheit eines Tierarztes für die Gesundheit der Tiere. | Wie die Zeitung "Genève home informations" jedoch herausfand, leiden die meisten Welpen an denselben Krankheitssymptomen, vermutlich die berüchtigten "Staupen". | Die ersten Tiere verendeten bereits an der Ausstellung. Sie haben wahrscheinlich die anderen angesteckt. |
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