Gründungsversammlung der Hundepartei in Zürich Wer
die Silbe «Hup» beim ersten Hinhören mit automobilistischen Anliegen
assoziiert, täuscht sich: «Hup» steht ab sofort für «Hundepartei» -
und deren Zeiten sind hierzulande im Gegensatz zu jener der Autopartei
nicht abgelaufen, sondern brechen erst an. Der Hund sei in seinem
Verantwortungsgefühl gegenüber dem Menschen mit keinem anderen Tier
vergleichbar; dies allein rechtfertige schon ein politisches Lobbying,
sagte der Initiant Andreas von Albertini am Samstag bei der Gründungsversammlung
in Zürich. Zu diesem Anlass konnte der 63-jährige Rechtsanwalt rund 50
Mitglieder begrüssen, knapp die Hälfte des mehrheitlich Frauen
umfassenden Startbestands der Hup. Das zu erwartende Hundegebell blieb
allerdings aus: Die Fidos waren zu Hause geblieben, da die Veranstaltung
nicht wie geplant im Freien stattfand.
Umstrittener
Leinenzwang
Auch
wenn die Hundehaltung laut Statuten keine Voraussetzung für den Beitritt
bildet, soll die Hup namentlich für die Rechte der Hunde und ihrer Halter
einstehen - und dies gemäss von Albertinis Plänen mit landesweiter, ja
internationaler Ausstrahlung. Den lokalen Auslöser für die Bündelung
hundefreundlicher Kräfte hat der vom Zürcher Polizeidepartement in der
Seeanlage durchgesetzte Leinenzwang geliefert. Schlecht zu sprechen ist
von Albertini namentlich auf Polizeivorsteherin Esther Maurer (sp.);
seinen Kampfgeist zusätzlich angestachelt hat deren von der NZZ (15. 8. 01)
zitierte Einschätzung, der freie Auslauf der Vierbeiner stelle kein
politisch relevantes Thema dar. Die Gründung der Hundepartei belege das
Gegenteil, sagte von Albertini. Er ist zudem überzeugt, dass man sich in
Fragen der Hundehaltung auf die verfassungsmässig garantierte
Gewissensfreiheit berufen
kann.
www.hunde-partei.ch |
Die
Grundlage des Hup-Programms liefert eine am Samstag verabschiedete
Resolution. Darin ist unter anderem ein Recht auf Hundehaltung ebenso
festgehalten wie ein Grundrecht des Hundes auf Schutz vor unverhältnismässigen
behördlichen Eingriffen, die etwa sein Bedürfnis nach Auslauf ungebührlich
einschränkten.
Sitz im Zürcher
Gemeinderat angepeilt
Albertini
wurde am Samstag auf eigenen Vorschlag zum vorläufigen Parteipräsidenten
gewählt. Die Vizepräsidentin und designierte Nachfolgerin Ursula
Pfeiffer hat bereits in der Gruppierung «Züri-Hünd» Erfahrungen
gesammelt. Als Hundehalterin werde man in Zürich schikaniert, erklärte
die Tierärztin, die deshalb nach eigenen Angaben unlängst aus der Stadt
weggezogen ist. Man treffe heute am See kaum noch «Hündeler» an,
bedauerte Hup-Mitglied Madi Kurmann im Gespräch. Die ältere Dame, bis
vor kurzem Halterin eines inzwischen verstorbenen Yorkshire-Terriers,
engagiert sich nach eigenem Bekunden zum ersten Mal in einer Partei.
Für
Diskussionen sorgte an der Gründungsversammlung allein die Frage, ob und
wie man bei den Zürcher Gemeinderatswahlen 2002 mitmischen wolle. Mit nur
einer Gegenstimme wurde das grundsätzliche Ansinnen schliesslich befürwortet.
Keine Mehrheit fand das vom Präsidenten eingebrachte Angebot einer «grossen
bürgerlichen Partei» (genauere Angaben wollte er partout nicht
preisgeben) für eine Listenverbindung. Hundefreunde fänden sich über
alle Parteigrenzen hinweg, lautete der ablehnende Grundtenor.
«Damit
ist der Wahlkampf eröffnet», freute sich von Albertini und fügte an,
durch den Supportverein Greyfriars Bobby-Club sei diesbezüglich bereits
ein Budget von rund 40 000 Franken gesichert. Lanciert wurde am Samstag
auch schon der passende Aufkleber; er zeigt ein stilisiertes Hunde-Duo,
unverkennbar der Feder Wilhelm Buschs entstammend, mit dem Slogan: «Das
sind wir unseren Hunden schuldig.»
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| Le scandale du
Salon de chiens à Gex en septembre dernier sera-t-il un cas décole ?
LOrdre national français des vétérinaires a ouvert une enquête. Parallèlement,
un salon à léchelle européenne va souvrir à Lyon ! Lorsque Lausanne-Cités a dévoilé l'énorme scandale
du salon canin de Gex en septembre dernier où de nombreux chiots achetés par des
Genevois et des Vaudois sont morts quelques jours plus tard ou ont dû subir de longs
traitements, l'affaire avait fait grand bruit. |
Enquête
française
L'Office vétérinaire cantonal de Genève avait reçu de nombreuses plaintes, de
sorte qu'il avait aussitôt avisé les autorités françaises : le Ministère français de
l'agriculture mais aussi les vétérinaires officiels de l'Ain et de Paris. Astrid Rod,
vétérinaire cantonale à Genève, dénonçait non seulement la pratique des
organisateurs de ce salon vendant des chiots de race qui n'étaient pas sevrés et pas
toujours vaccinés dans les règles de lart. Mais c'était principalement le
comportement des vétérinaires travaillant dans ce salon qui était mis au pilori parce
qu'ils délivraient des certificats de bonne santé à tour de bras.
Finalement elle nous apprend que la dénonciation commence à porter ses fruits
puisqu'au début de l'année, l'Ordre national français des vétérinaires a ouvert une
enquête. "Nous n'avons pas, en Suisse, la compétence d'interdire ce genre de salon.
Mais notre action a mis en exergue le fait qu'il y a encore trop d'exposants qui mettent
à la vente des chiots de moins de huit semaines. L'éthique de la profession de
vétérinaire est fortement mise cri cause dans ce genre de salon canin. "
Cest ainsi que le Ministère français de l'agriculture a confié en février
dernier une enquête sanitaire administrative à l'Ordre national vétérinaire. Celle-ci
n'a pas encore abouti. "Un représentant chargé de l'enquête nous a demandé un
complément dinformation sur les nombreux chiots morts qui avaient été achetés
principalement par des Genevois ", poursuit la vétérinaire cantonale. |
Encore des
salons !
En attendant, force est de constater que les salons canins, qui continuent à
proliférer en France, ne séduisent plus les Suisses. Le dernier en date, en avril
dernier à La Roche-sur-Foron, s'est dailleurs déroulé sans aucun tapage
publicitaire. En apprenant qu'un nouveau salon à l'échelon européen s'apprêtait à
s'ouvrir à la fin du mois du côté de Lyon, l'Office vétérinaire cantonal de Genève a
immédiatement averti le Ministère de l'agriculture français afin qu'il n'y ait plus de
violation de la déontologie de la profession. Un vétérinaire de
Villefranche-sur-Saône, qui lui aussi se bat contre les pratiques parfois douteuses de ce
genre de salons, nous annonce pour sa part qu'il y a aussi une enquête de la DSV
(Direction sanitaire vétérinaire) "synthétique" et statistique. "Le but
est de recenser le nombre de chiots décédés aussitôt après qu'ils ont été
achetés", nous confie-t-il. "Il est vrai que c'est parce que votre journal a
dénoncé la mort de nombreux chiots acquis par des Suisses, que ça commence enfin à
bouger. En ce qui concerne le salon d'octobre dernier qui s'est déroulé à
Villefranche-sur-Saône, sept chiots sont décédés. De la maladie de carré ou de la
parvovirose également." |
Échelon
européen
Ce vétérinaire nous confirme également que c'est suite à l'inquiétude de la
Suisse que le Conseil de l'Ordre des vétérinaires ouvre désormais lil sur
ce genre de salon. Animal Story, qui avait organisé ces manifestations, d'abord à
Gaillard, puis à Gex en septembre dernier, a ce printemps jeté son dévolu sur La
Roche-sur-Foron. Parce que les deux autres communes françaises ne veulent plus être
liées à ce scandale. Quant à la gigantesque exposition qui va se tenir prochainement à
Lyon et regroupera plusieurs organisateurs européens, là également il semblerait que
les contrôles seraient plus sévères. A relever que ce salon proposera aussi une
expo-vente de chats et autres animaux de compagnie. Et pour la première fois, les chevaux
n'y figureront pas. "L'Ordre vétérinaire, la SPA, les médias, tous aujourd'hui
sont devenus plus attentifs, poursuit le vétérinaire. Mais il faut que ça évolue
encore, car des dérapages pour des raisons pécuniaires, on ne pourra pas y échapper.
Tous les éleveurs ne sont pas forcément de bonne foi... Je constate que depuis le
scandale de Gex, on respecte un peu mieux les règles déontologiques, mais il y a encore
à faire ! " |